mon métier de modiste …

Je n’ai pas choisi ce métier, 

ce métier m’a choisi.

Ce métier s’est imposé à moi comme une évidence.

J’ai appris brièvement les bases du métier au cours de stages dans les ateliers de renom à Paris.

Autodidacte, c’est tous les jours que j’apprends mon métier, que je me forge ce caractère qui fait de moi un artisan créateur.

C’est au travers de mon vécu fait de très nombreux voyages, de riches rencontres, de personnes précieuses et positives que je puise mon énergie créatrice.

Sportive au quotidien, c’est dans l’effort physique (les mains “immobiles”?), proche de la nature, au cours de footing, de randonnées, de séances de vélo ou de natation, de sorties en aviron ou en dansant que mon esprit est particulièrement attentif à de nouvelles sources d’inspiration.

Boulimique de vie, je dors peu, de jour comme de nuit, je suis attentive à mon environnement, j’aime être surprise, découvrir encore et encore des couleurs étonnantes, toujours à l’affût de nouvelles matières, curieuse de découvrir des textures différentes …mon quotidien m’ offre une source d’inspiration perpétuelle.

Satisfaire ma cliente est MA priorité, lors du dernier essayage avoir le bonheur de capter dans le reflet du miroir, cette lumière particulière dans le regard de celle-ci  est une énorme motivation, LA raison pour toujours créer de nouveaux modèles et satisfaire chacune…. 

 La sensibilité, l’émotion, la passion …

sont les fils conducteurs de mes créations.

 

A chaque nouvelle création que je commence, je refais l’histoire de ma vie,            Partir de “rien” pour en tirer le “meilleur”.

 Un petit peu de lecture pour satisfera les plus curieux 

MODISTE

janvier 30, 2011

MODISTE : s. f. ou s. m. – CHAP., TECH. Ce métier se différencie de celui de chapelier. Vers 1750, le dictionnaire de Trévoux définit les modistes comme « des personnes, sans distinction de sexe, qui s’attachent à suivre les modes ». À l’origine, les modistes dépendent des merciers et se regroupent avec les fleuristes et les plumassiers sous la même corporation en 1776. Appelées « faiseuses » ou « marchandes de modes », elles ont le privilège de garnir et d’enjoliver les robes, les habits de cour, dominos et autres vêtements de femmes et d’enfants dans lesquels entrent des gazes, crêpes, dentelles, velours, rubans, plumes, fleurs …Elles réalisent aussi des chapeaux, des bonnets, des fichus, des mantilles … Rose Bertin fut l’une des premières modistes. Elle s’est distinguée en créant des coiffures pour la reine Marie-Antoinette au XVIIIe siècle. La maison de modes au sens moderne du terme apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Le métier de modiste se dévelope considérablement au XIXe siècle avec Caroline Reboux et au XXe siècle, suivant ainsi l’essor du chapeau féminin.

Pour devenir modiste, l’apprentissage tel qu’il se pratiquait aux XIXe et XXe siècles ne suffisait pas. Les modistes avaient l’habitude de dire que le talent  ne s’enseignait pas : l’art de chiffonner, de modeler, de garnir, d’assortir, d’apprécier le coiffant, les proportions…était inné ; l’apprentissage, indispensable, n’était là que pour orienter. Les modistes comme les grands couturiers ont leurs célébrités : Jeanne Blanchot, Les soeurs Legroux, Madeleine Panizon, Rose Valois, Rose Descat, Suzanne Talbot, Agnès, Paulette, Jean Barthet, Gilbert Orcel, Claude St-Cyr. Certains couturiers ont débuté comme modistes : Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli ; d’autres ont toujours présenté eux-mêmes une collection de chapeaux, comme Jacques Fath, Christian Dior, Yves St-Laurent, Cristobal balenciaga, Hubert Givenchy….

Les métiers de chapelier et de modiste sont aussi très différents. Bien que réalisant le même produit, ils ont une conception différente du chapeau et font appel pour sa fabrication à des savoir-faire particuliers. Les chapeliers sont le plus souvent spécialisés et ne travaillent que certaines matières : feutre, paille, tissu…Ils produisent en grande série ou en série limitée des chapeaux d’homme et de femme classiques.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 259

Chapeau : Rose Valois
Illustration : René Gruau

Le CHAPELIER

janvier 25, 2011

CHAPELIER : s.m. – CHAP. Le terme chapelier fait aussi bien référence à l’ouvrier qui fabrique la matière première, tel que le feutre, qu’à celui qui transforme un cône, de feutre ou de paille, en chapeau, qui crée un chapeau de tissu, ou qui le vend (chapelier détaillant). Le plus souvent, chaque ouvrier occupe une fonction bien précise liée à sa spécialisation dans le processus de fabrication : souffleur, bastisseur…pour la fabrication du chapeau de feutre; galetier, monteur…pour la fabrication du haut-de-forme en soie, etc. La corporation des chapeliers est très ancienne et figure dans le livre des métiers d’Étienne Boileau au XIIIe siècle. Onze corporations réunissaient les fabricants de chapeaux : les chapeliers de coton, les aumussiers et les coiffiers, réunis par la suite sous le nom de bonnetiers, les chapeliers de fleurs, les chapeliers de paon, les atournesses, les fourreurs de chapeau, les chapeliers de soie, les chapeliers d’orfroi, les chaperonniers, les chapeliers de feutre. Les chapeliers obtiennent des statuts en 1578, mais il faut attendre 1594 pour qu’une véritable communauté naisse. La corporation parisienne choisit saint Michel comme saint patron, mais d’autres confréries, notamment dans les faubourgs, et également en province, ont préféré saint Jacques le Mineur, saint Jacques le Majeur ou encore saint Philippe.

CHAPELIER DÉTAILLANT : s. m. – CHAP. Personne qui vend des chapeaux. Jusque dans les années 1950, il était courant de trouver, à l’arrière d’une boutique, un petit local qui permettait de reformer ou de bichonner le chapeau d’un client, défraîchi ou passé de mode. Le gérant était d’ailleurs souvent un « ancien du métier », un approprieur, qui avait généralement travaillé dans un atelier et qui décidait d’ouvrir, avec son épouse, garnisseuse, un magasin.

Encyclopédie du couvre-chef, Samedi midi éditions, p. 116

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